lundi, 10 mars 2008

Il pleut

podcast

Paroles Rémo Gary - musique Joël Clément

 

Il pleut, sur les flaques, sur les fontaines
Sur les parapluies, les baleines,
Les nuages pissent leur peine
Il pleut comme une madeleine,
L'eau d'ici nous fait des orages
L'au-delà nous vend ses mirages,
On parle du temps, on s'ennuie
C'est emmerdant comme la pluie, il pleut

 

Il pleut, partout ça fait des ronds
Ça fait des yeux dans le bouillon,
Ici les gouttières s'engorgent
Les chats ont des chats dans la gorge,
Il mouille sur tout ce qui bouge
Ça baptise mon verre de rouge,
Il pleut des idées pour demain
Ça met de l'eau à nos moulins, il pleut

 

Les cumulus envoient leurs douches
L'égout a de l'eau dans la bouche,
Les grenouilles dans les bocaux
Grimpent jusqu'au dernier barreau,
On a réveillé Jupiter
Le bureau des pleurs est ouvert,
Le monde est triste, le monde est noir
Il n'a que les cieux pour pleuvoir, il pleut

 

Il pleut des larmes de croco
Sur des chaussures d'aristos,
C'est du chagrin de crocodile
Quand l'eau dort sous les ponts des villes,
Le ciel a fait donner sa flotte
Et l'on entend des bruits de bottes,
Il tombe de l'eau de boudin
Un temps de cochon ce matin, il pleut
Le ciel a fait donner sa flotte
Et l'on entend des bruits de bottes,
Il tombe de l'eau de boudin
Un temps de cochon ce matin, il pleut

 

Pour en savoir plus sur Rémo Gary, c'est ICI 

vendredi, 07 mars 2008

Le petit matin

podcast

Paroles : Rémo Gary - Musique : François Forestier

 

A l’heure où juste avant l’aurore
L’araignée de nuit tisse encore
La toile noire de son drapeau
Voilà que passe l’inventaire
De la galerie de la terre
La rue s’est réveillée très tôt

On a espéré le grand soir
Bonsoir
 À nous
D’inventer le petit matin
Mutin
Pas chagrin du tout

 

Notre révolution boutonne
Et ceux qui viennent de Lisbonne
Ont des œillets aux boutonnières
Y’a les primevères de Prague
Notre terrain d’entente est vague
Des poings serrent des roses trémières

On a espéré le grand soir…

 

Y’a pas de soldat, pas de troupe
Y’a des têtes de roi qu’on coupe
Sans aucune méchanceté
Y’a plein d’intifadas faciles
Des cailloux contre des fossiles
Des lois par-dessus le marché

On a espéré le grand soir…

 

Les souvenirs de vieux stratèges
Viennent hanter notre cortège
Y’a Proudhon, Jaurès, et Babeuf
Et c’est avec ces références
Que l’on fera de préférence
Mille sept cent quatre-vingt tout neuf

Nous sommes humains de toutes sortes
On casse des murs et des portes
Y’a pas de mot d’ordre, les cris
Les slogans, c’est des pièces uniques
Mais ça n’empêche qu’on revendique
Tout ce que l’autre aura aussi

On a espéré le grand soir…

 

Sous les pavés, c’est formidable
Il y a de nouveau du sable
Dont on ne fait pas les châteaux
Comme tout se démocratise
On chante le temps des merises
Qui suffiraient sur nos gâteaux

On a espéré le grand soir…

 

Dans la rue, ça y est c’est grand jour
Bonjour...

 

mercredi, 13 février 2008

Souvenirs... (et hommage)

 

vendredi, 21 décembre 2007

A quoi ça sert l'amour ?

Edith Piaf et Théo Sarapo.

Paroles et musique de Michel Emer 

dimanche, 16 décembre 2007

Khaban'

 

 Pour en savoir plus sur ce groupe lyonnais, allez ICI

jeudi, 06 décembre 2007

La guitare de Jacques André


LE SUD_0001
envoyé par mayabis

vendredi, 28 septembre 2007

Dieu est à nos côtés ?

 

Bob Dylan & Joan Baez sing "God On Our Side"

Newport 1964

Est-ce qu'il y a quelque chose de changé ?

On continue à s'entretuer

en croyant que Dieu est à nos côtés. 

mercredi, 02 mai 2007

L'opportuniste

Elle aura bientôt 40 ans cette chanson, mais encore tellement d'actualité, n'est-ce pas Messieurs Seguela, Tapie, Besson, Hanin, Gallo... ?

 

Je suis pour le communisme
Je suis pour le socialisme
Et pour le capitalisme
Parce que je suis opportuniste

Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestent
Moi je ne fais qu'un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté

Je n'ai pas peur des profiteurs
Ni même des agitateurs
J'fais confiance aux électeurs
Et j'en profite pour faire mon beurre

Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestent
Moi je ne fais qu'un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté

Je suis de tous les partis
Je suis de toutes les partys
Je suis de toutes les cauteries
Je suis le roi des convertis

Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestent
Moi je ne fais qu'un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté

Je crie vive la révolution
Je crie vive les institutions
Je crie vive les manifestations
Je crie vive la collaboration

Non jamais je ne conteste
Ni revendique ni ne proteste
Je ne sais faire qu'un seul geste
Celui de retourner ma veste, de retourner ma veste
Toujours du bon côté

Je l'ai tellement retournée
Qu'ell' craqu' de tous côtés
A la prochain' révolution
Je retourn' mon pantalon

 

Paroles: Jacques Lanzmann & Anne Segalen. Musique: Jacques Dutronc   (1968)
© Editions Alpha

 

medium_68.gif

mardi, 03 avril 2007

Héritage sénan

Extrait d'une chanson de Louis Capart

 

Louis Capart est un sénan de souche, il a écrit cette chanson où se lit la passion pour son île natale.


podcast

 

 

Nous sommes du pays où la mer et le vent
Ont donné aux rêves des enfants
Le goût salin des pierres usées par les embruns
Et la pluie compagne des chagrins (bis) 
Un pays si petit face au grand océan
Qu'on ne voit pas son ombre au couchant
Un trait sur l'horizon fait de quelques maisons
De granit et de brun goémon.
Ici par grand soleil aux langueurs des étés
Peu de plages où l'on vient se dorer
Un nuage effacé ne fait pas oublier
Qu'une vague peut tout emporter (bis)
D'une roche fragile à l'abord des gros temps
Bateau frêle à la cape souvent
Quand la Vieille au levant et l'Ar Men au Ponant
Veillent toujours la vie des Sénans. (bis)

Nous sommes d'un pays qu'on ne quitte jamais
Que l'on porte en soi comme un secret
Comme un rêve un peu fou d'inscrire au fond de nous
Toute l'histoire de ce Caillou

L'Ile de Sein rebelle à l'usure des vents
Tient debout et porte ses enfants
Ceux qui restent l'hiver ou ceux qu'une misère
A poussés vers d'autres continents (bis)
C'est la Voix de notre île entendue dans la ville
A l'écho des douleurs de l'exil
Qui unit chaque feuille que la vie éparpille
Et refait l'arbre de la famille.
Ce bel arbre nomade aux branches vagabondes
Qui jetait des ponts vers d'autres mondes
Revient toujours à terre au cœur de l'île-mère
Où ses pas mènent au cimetière (bis)
Croisée des grands chemins des vivants des défunts
Quand de loin le passé nous revient
En écriture d'or près d'un nom familier
On découvre « Joie aux trépassés » (bis)

Nous sommes d'un pays qu'on ne quitte jamais
Que l'on porte en soi comme un secret
Comme un rêve un peu fou d'inscrire au fond de nous
Toute l'histoire de ce Caillou

medium_sein.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Peinture de Dominique Abraham

Le tour de Sein à la toile 

lundi, 26 mars 2007

Marseillaise

 La "marseillaise" de Graeme Allwright :

 

podcast

 

Pour tous les enfants de la terre
Chantons amour et liberté.
Contre toutes les haines et les guerres
L’étendard d’espoir est levé
L’étendard de justice et de paix.
Rassemblons nos forces, notre courage
Pour vaincre la misère et la peur
Que règnent au fond de nos coeurs
L’amitié la joie et le partage.
La flamme qui nous éclaire,
Traverse les frontières
Partons, partons, amis, solidaires
Marchons vers la lumière.

Graeme Allwright, Sylvie Dien