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jeudi, 20 mars 2008
Besoin d'un second souffle
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mardi, 11 mars 2008
Lucille
Traverser la France un samedi
au pas de l'oie
derrière de longues files
immobiles
et
découvrir une petite vie dans un berceau
avec odeur de nouveau né
un œil qui s'ouvre à peine
des petits doigts qui nous cramponnent
et les parents
l'amour à fleur de peau
heureux et fatigués
guettant le moindre cri
une grimace (un sourire)
un soupir, un éternuement.
Notre fatigue n'a plus de poids
une fois encore
on passe de l'autre côté
de soie
on plonge dans la douceur
d'être.
Même si -on le sait bien-
notre temps continue de s'écouler
avec son bruit de robinet
mal fermé
ça donne envie d'engranger
les semaines et les années
la voir grandir et s'épanouir
comme fleur d'amandier en février
cette Lucille
aux mille reflets.
17:46 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poésie, écriture
lundi, 10 mars 2008
Il pleut
Paroles Rémo Gary - musique Joël Clément
Il pleut, sur les flaques, sur les fontaines
Sur les parapluies, les baleines,
Les nuages pissent leur peine
Il pleut comme une madeleine,
L'eau d'ici nous fait des orages
L'au-delà nous vend ses mirages,
On parle du temps, on s'ennuie
C'est emmerdant comme la pluie, il pleut
Il pleut, partout ça fait des ronds
Ça fait des yeux dans le bouillon,
Ici les gouttières s'engorgent
Les chats ont des chats dans la gorge,
Il mouille sur tout ce qui bouge
Ça baptise mon verre de rouge,
Il pleut des idées pour demain
Ça met de l'eau à nos moulins, il pleut
Les cumulus envoient leurs douches
L'égout a de l'eau dans la bouche,
Les grenouilles dans les bocaux
Grimpent jusqu'au dernier barreau,
On a réveillé Jupiter
Le bureau des pleurs est ouvert,
Le monde est triste, le monde est noir
Il n'a que les cieux pour pleuvoir, il pleut
Il pleut des larmes de croco
Sur des chaussures d'aristos,
C'est du chagrin de crocodile
Quand l'eau dort sous les ponts des villes,
Le ciel a fait donner sa flotte
Et l'on entend des bruits de bottes,
Il tombe de l'eau de boudin
Un temps de cochon ce matin, il pleut
Le ciel a fait donner sa flotte
Et l'on entend des bruits de bottes,
Il tombe de l'eau de boudin
Un temps de cochon ce matin, il pleut
Pour en savoir plus sur Rémo Gary, c'est ICI
16:53 Publié dans Chanson | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 07 mars 2008
Le petit matin
Paroles : Rémo Gary - Musique : François Forestier
A l’heure où juste avant l’aurore
L’araignée de nuit tisse encore
La toile noire de son drapeau
Voilà que passe l’inventaire
De la galerie de la terre
La rue s’est réveillée très tôt
On a espéré le grand soir
Bonsoir
À nous
D’inventer le petit matin
Mutin
Pas chagrin du tout
Notre révolution boutonne
Et ceux qui viennent de Lisbonne
Ont des œillets aux boutonnières
Y’a les primevères de Prague
Notre terrain d’entente est vague
Des poings serrent des roses trémières
On a espéré le grand soir…
Y’a pas de soldat, pas de troupe
Y’a des têtes de roi qu’on coupe
Sans aucune méchanceté
Y’a plein d’intifadas faciles
Des cailloux contre des fossiles
Des lois par-dessus le marché
On a espéré le grand soir…
Les souvenirs de vieux stratèges
Viennent hanter notre cortège
Y’a Proudhon, Jaurès, et Babeuf
Et c’est avec ces références
Que l’on fera de préférence
Mille sept cent quatre-vingt tout neuf
Nous sommes humains de toutes sortes
On casse des murs et des portes
Y’a pas de mot d’ordre, les cris
Les slogans, c’est des pièces uniques
Mais ça n’empêche qu’on revendique
Tout ce que l’autre aura aussi
On a espéré le grand soir…
Sous les pavés, c’est formidable
Il y a de nouveau du sable
Dont on ne fait pas les châteaux
Comme tout se démocratise
On chante le temps des merises
Qui suffiraient sur nos gâteaux
On a espéré le grand soir…
Dans la rue, ça y est c’est grand jour
Bonjour...
10:32 Publié dans Chanson | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 03 mars 2008
Made in passion
20 grammes seulement
mais pour aller
loin des yeux
sur papier cœur.
Lèvres rouges
prioritaires
à découper
suivant pointillés
à coller près de moustaches
nez, bouche mélangés.
Et le facteur attendu
devant le miroir
impatient.
14:52 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poésie, écriture


















