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jeudi, 20 décembre 2007
Quand...
Quand vous serez morte
j'irai vous voir bien plus souvent.
je ne parlerai pas
vous non plus
mes doigts caresseront
votre silence de terre courante
je taillerai vos rosiers
sans prendre de gants
je jetterai vos fleurs fanées
à l'ombre des cyprès
je laisserai un soleil outrancier
chuchoter sur votre marbre
jusqu'à la cécité
puis je repartirai
faisant grincer
vos souvenirs de fer forgé
avec à chaque fois
quelques graviers
accrochés à mes souliers.
Quand
morte
vous serez.
©Gabriel Arnaud
18:55 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poésie, écriture


















Commentaires
Je me le suis récité , c'est assez fascinant. Amitiés.
Ecrit par : ariaga | mercredi, 26 décembre 2007
j'ai lu.. relu .. re-relu etc.. et j'ai peur de faire un contre sens fondamental...
après tout , ce n'est peut etre pas grave , si ? et si ton texte était le contraire du "demain dès l'aube .."
tu joues avec les mots comme toujours en virtuose, mais si.. alors je ne peux lire ce "vous non plus" sans y voir un clin d'oeil malicieux..;
tu n'apportes pas des fleurs "un bouquet de houx vert ou de bruyere en fleur",par exemple ! non, mais tu jettes les fleurs fanées ... et si tu tailles.; c'est sans "prendre de gants" ...
en partant, le portail du cimetière grince ! argh !! et tu gardes un caillou dans ton soulier...
alors avec qui parles-tu ? à qui devrais-je dire ...
j'ai comme l'impression que tu "sèmes des fleurs dans les trous de son nez" ....(la camarde !)
peut-etre suis en train d'enfreindre les codes du blog ... pas d'analyse, juste quelques mots.; alors pardon ..
mais moi aussi je suis fasciné, aveuglé par ce "soleil outrancier", et comme je ne peux qu'entendre tes mots en musique... je m'interroge.. quelle musique ?
amicalement, et merci de ce beau texte
Ecrit par : jacques andré | mercredi, 02 janvier 2008
Merci pour ce commentaire
Rassures toi Jacques André, tu ne fais aucun contre sens : tu as ta liberté de lecteur. Assez souvent j'écris à partir de rencontre ou d'évènements et puis les mots m'emmènent "ailleurs" (un "ailleurs" sans doute différent pour chaque lecteur)
Ecrit par : Gabriel | vendredi, 04 janvier 2008
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