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mardi, 18 décembre 2007
Un soir de novembre
Je passe en voiture devant l'hôpital
il est presque 20 heures
le regard s'accroche un instant au premier étage
troisième fenêtre, à droite
quelqu'un est mort derrière cette fenêtre
quelqu'un que nous aimions.
Combien de morts cachent toutes ces fenêtres allumées
ces chambres, remplies de rires, de larmes
et de derniers souffles ?
Je continue ma route.
Il pleut.
La lueur des phares
balayée par le ronronnement des essuies glaces
fait reculer la nuit.
Derrière la lumière
est-ce le noir, toujours, qui nous attend ?
©Gabriel Arnaud
11:15 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poésie, écriture


















Commentaires
J'ai vraiment du retard à rattraper. Ma "pause" m'a complètement coupée de mes blogs amis alors je fais de petites incursions et je reviendrai. Amitiés.
Ecrit par : ariaga | mardi, 18 décembre 2007
Qui sait ?
Ecrit par : aliscan | mardi, 18 décembre 2007
Texte émouvant, je connais cette interrogation sur les personnes derrière les fenêtres, pour avoir été des deux coté. A bientôt.
Ecrit par : Marc | jeudi, 20 décembre 2007
Non le noir n'est pas obligatoire, ça se traverse, ça se contourne, ça se nie aussi.
Heureusement.
Ecrit par : Tieri | jeudi, 20 décembre 2007
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