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samedi, 15 décembre 2007

Encore l'Afrique

Ferme les yeux à l’intérieur de toi

écoute la poussière du vent

derrière ton visage de terre, le silence du feu

en attente des aubes jeunes

la parole mûrit.

 

Aux collines austères

faille profonde des nostalgies

l’aile de l’oiseau laisse trace

et les rêves bercés par le fleuve

font chanter les sanglots noirs.

 

Terres sèches, montagnes dévêtues

l’homme pépite

implore la savane

les mains tendues ne se rejoindront pas

les formes s’opposent et sont transfigurées

 

Le chant du griot

réveille la mémoire du sable

les racines de l’arbre ont épousé la pierre

et se souviennent de l’ombre

d’un soleil blanc.

 

Texte écrit avec Lise Lundi (Cliquer sur le bleu )

 

Commentaires

D'un continent à l'autre, de saison en saison, il a volé le papillon .
A qui la faute si il a du plomb dans l'aile ?
Restent les mots pour le dire et les amis des mots pour voleter sur la rive , malgré tout.

Ecrit par : papillon | dimanche, 16 décembre 2007

Je viens de copier ce beau texte qui me touche.
Je le relirai avec une guitare. Je ne dis pas pour autant que j'en ferai une chanson. C'est déjà précieux de trouver des résonnances dans un texte. La forme irrégulière ne facilitera pas les choses, mais l'exercice est tentant.

Christian

Ecrit par : christian berjon | mardi, 18 décembre 2007

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