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vendredi, 07 décembre 2007

Nicolas Bouvier

C'est grâce à Holan, autant qu'à Michaux, que j'ai compris que certaines visites que la vie nous rend sont si mystérieuses qu'elles doivent prendre la forme d'un poème, que la prose la plus éclatante ne rendrait justice ni à leur transparence ni à leur opacité qui sont forcément voisines puisque nous ne comprenons pas la transparence mais pouvons seulement la flairer comme un limier flaire un gibier dont il sait qu'il n'est pas pour lui. Ce sont eux qui m'ont, sur le tard, conduit à écrire des poèmes, non par ambition littéraire, mais pour survivre et mieux vivre, sachant, à travers eux, que la poésie est le seul antidote contre la solitude et la mort.

 

Nicolas Bouvier, La chambre rouge et autre texte, Métropolis, 1998.

Commentaires

content de lire ces lignes , très vrai , selon moi ! y a t'il autre chose d'ailleurs hors du bout can du monde , je doute ... michaux plus que holan , pour moi ...

Ecrit par : lam | lundi, 10 décembre 2007

content de lire ces lignes , très vrai , selon moi ! y a t'il autre chose d'ailleurs hors du bout can du monde , je doute ... michaux plus que holan , pour moi ...

Ecrit par : lam | lundi, 10 décembre 2007

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