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dimanche, 29 juillet 2007
Trayeuse
J’ouvre la porte
il est six heures trente
ce matin-là est de ciel gris
avec une odeur de soleil
à venir
juste le chant des oiseaux
apaisant
dans le feuillage immobile
une tourterelle se pose
sa compagne roucoule
sur le fil électrique
une hirondelle chasse les premiers insectes
un héron s’envole de l’étang
ce silence est tellement beau
qu’on guette le moment où
il va s’effondrer
Et voilà c’est arrivé
dans la chèvrerie voisine
une trayeuse électrique se met en marche
les animaux ont leurs habitudes
chaque matin à six heures quarante cinq
En apparence rien n’a changé
une branche morte sur la pelouse
deux pies dans le cerisier
les oiseaux devant la haie
et
le roucoulement des tourterelles
Rien n’a changé
sauf la trayeuse
et je n’entends rien d’autre
Le vent s’est levé
il fait un peu plus froid
je vais rentrer
La journée va commencer.
©Gabriel Arnaud
00:10 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésie, écriture
















Commentaires
J'aime ce que tu écris .
En apparence tous les matins ont un air de déjà vu .
A la fin de la journée on peut se rendre compte que chaque jour qui passe est unique .
Ecrit par : lhuna | dimanche, 29 juillet 2007
Je ne savais pas qu'on utilisait aussi des trayeuses électriques pour les chèvres. En ce qui me concerne j'en posséde deux qui se contentent de tondre la moitié de mon jardin. C'est moins cher qu'une tondeuse mais ces satanées bestioles adorent mettre les voiles dès qu'elles en ont la possibilité...
Je retrouve avec plaisir vos textes et votre poésie bien à vous !
Ecrit par : aliscan | lundi, 30 juillet 2007
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