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lundi, 16 juillet 2007

Georges Perros (7)

[...]

Les iles ne sont qu'un tableau

Où l'enfance du monde

Trace à la chaux un mot sans fin

Que le temps trouble et qui revient

Dans le vent qui meure et qui passe

Car tout ici meurt et s'efface

Ne seraient-elles pas un rêve

Que la mer aurait fait bouche ouverte?

On y vient en foule l'été

Y déposer son air urbain

Ah c'est là que je voudrais vivre

Dit la demoiselle à son chien

Puis on repart. Déjà si loin

Le paradis. Mais on prend garde

À s'émouvoir de moins en moins.

Nous retournons sur la grand'terre

Après tout une ile elle aussi

Au contact froid de son prochain

Dans les souterrains de la ville.

[...]

Georges Perros

Poèmes bleus (Gallimard)

 

 

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